Le premier collant
:
Le premier collant fut le célèbre "Mitoufle" de Gérard
Fortier, des bas simplement raccordés à une culotte élastique. Ce collant évitait à l'époque le port du porte jarretelles, solution pratique mais pas vraiment esthétique. Les vrais collants comme
nous les connaissons aujourd'hui naquirent en 1959, et prirent vraiment un essor colossal avec l'émergence de la mini jupe dans les années 70. Ces derniers ne cessèrent de se moderniser tant par
l'utilisation de nouvelles fibres comme l'élasthanne (dont la marque déposée est "Lycra" et plus communément appelé spandex aux Etats Unis), le tactel, la microfibre et la soie, ainsi que par de
nouveaux modes de confection.
L'historique des collants que nous connaissons :
Les collants auraient été inventés par Allan Gant, en 1959, pour remplacer les jarretières et
des porte-jarretelles. Ces derniers étaient vraiment trop inconfortables et laissaient peu de liberté de mouvement. Cet inventeur a donc eu l'idée d'assembler le bas et le sous-vêtement en un seul morceau !
Dès 1970, avec la très forte popularité de la mini-jupe, le collant devient un élément important
pour le monde de la mode. Car avec la longueur des jupes, on voyait évidemment trop le porte-jarrretelles ! Les collants sont alors perçus comme un instrument de libération pour les
femmes. De couleurs et motifs différents, les collants sont portés pour
leur côté pratique autant qu'esthétique.
Dim,
«Tatatata-ta-ta », six petites notes de musique, deux jolies jambes sur le macadam, ainsi naquit la saga Dim. Avec plus de 100 millions de paires de collants vendues dans le monde en 1995.

Publicité collants DIM 2009.
Wolford,
PME autrichienne, affole les jambes des coquettes et le petit monde boursier
C'est l'histoire d'une sage Autrichienne quasi quinquagénaire se faisant photographier en talons
aiguilles noirs par Helmut Newton... Pourtant, Wolford, reine du collant haut de gamme, n'a rien d'une dame indigne.
La société est créée en 1949 par la famille Wolf, en association avec Palmers, un autre groupe
autrichien fabricant de lingerie traditionnelle pour toute la famille. Pendant des années, chez les concurrents, personne ne s'est méfié de cette entreprise, considérée comme peu offensive,
travaillant pour de grands distributeurs, tels Marks & Spencer ou C & A.
C'est la dentelle qui va précipiter le succès: en 1984,
la PME autrichienne crée pour Chantal Thomass Le Noeud, un collant sexy en dentelle élastique. Les femmes découvrent que le collant peut aussi être un accessoire de mode. La première commande de la
créatrice parisienne portait sur 50 paires; au bout de un an, 1 million de paires avaient été vendues. Forte de cette première expérience et excédée par Marks & Spencer, qui exigeait des prix
toujours plus bas, Wolford décide de jeter son bonnet par-dessus les moulins, d'abandonner la sous-traitance et de fabriquer le collant «le plus doux, le plus beau et le plus résistant du monde».
Génial, dans un marché où le collant opaque n'offre aux consommatrices qu'un mélange de laine et de coton tire-bouchonnant. D'autant plus fâcheux que les femmes traversent alors à grandes
enjambées la glorieuse époque de la minijupe. Les chercheurs de Wolford inventent donc Velvet, un collant alliant fibres de Nylon et de Lycra. Le succès est immédiat: des millions de paires
vendues.
Malgré la crise, 350 000 femmes en France - 1,5 million dans le monde - sont séduites. «Je
préfère mettre 150 francs dans un Wolford inusable que payer moins cher un collant qui me lâchera au premier accroc», explique Madeleine, rencontrée au rayon bas d'un grand magasin parisien...
900 francs de Wolford sous le bras. Traduction comptable du dire de la coquette: des ventes qui augmentent de 6% dans un marché déprimé. Si Wolford s'en tire, alors que le nombre de collants
vendus en France ne cesse de baisser - 366 millions en 1977, et seulement 284 millions en 1994 - c'est en collant (si l'on peut dire) au désir des consommatrices et en innovant sans cesse.
«Wolford investit 5% de son chiffre d'affaires dans la recherche, soit 35 spécialistes des fibres qui lancent, chaque année, un nouveau produit», se félicite Rémi Jaladis, qui gère la marque à
Paris.

La fabrication des collants :
Savez-vous qu'il faut en moyenne 14 kilomètres de fils pour fabriquer un collant ? Impressionnant non !!
* Les différents modes de fabrication : Un collant peut être confectionné de 2 façons, soit par un assemblage par couture de différentes pièces, soit
par un mode de tricotage différent d'une pièce à l'autre.
* La finesse : La mesure pour les collants comme pour les bas est le denier,
celui ci correspond au poids en grammes pour 9 kilomètres de fibres utilisées (par exemple un collant 15 deniers est composé de 15 grammes de fils pour 9 kilomètres de fibres utilisées). Mais
celà n'est vrai que pour les collants composés à 100% pour la même fibre (par exemple pour un collant 100% nylon). On ne peut utiliser l'appellation "denier" pour des collants de plusieurs
compositions (pour exemple pour un collant à 85% nylon et 15% élasthanne). Ces collants utilisant plusieurs fibres ayant pour désavantage de nous donner leur finesse, nous offre cependant
l'énorme avantage de nous proposer à chaque fois une gamme sans cesse renouvelée et à la pointe par leur douceur et leur confort.